Basque as a threat, Spanish as a victim: the delegitimisation of linguistic rights through language making – Karolin Breda and Philipp Krämer

Autor: Hiruka. Wikimedia Commons. Llicència CC-BY-SA-4.0

Delegitimising positions towards regional languages in Spain have long been part of discourses on bilingualism and linguistic rights. Especially when laws are passed in the autonomous regions that are intended to preserve and promote language rights on the part of the minority, such positions usually become particularly visible in political debates and public media.

It is not surprising, then, that the decree for the normalisation of the use of both co-official languages in Basque institutions (179/2019 Dekretua) introduced in November 2019, aiming to guarantee the linguistic rights in the local administration, received extensive media coverage on a regional and Spain-wide level, and sparked vivid public debates about its consequences not only for the use of Basque but also for that of Castilian in the region. There were also indignant reactions from right-wing parties and organisations which perceive it as a serious threat to the hegemonic position of Castilian. Defendants of the latter often resort to arguments based on a rhetoric of “reverse discrimination” (DePalma/Teasley 2013, p.113), which goes hand in hand with a conception of language rights as individual rights that are being threatened as soon as any measures in favor of the minority language require a certain degree of accommodation from monolingual speakers of the majority language. A very striking example are the efforts of NGOs such as Hablamos Español (“We speak Spanish”), which invoke the right conferred by the constitution to lead a fully monolingual life in Spanish even in the autonomous regions.Llegeix més »

Le ñ de la discorde : retour sur le contentieux Fañch et la transcription des noms et prénoms non français dans l’état-civil français – Eneritz Zabaleta

La question de la transcription dans les actes d’état-civil français des prénoms a donné lieu à une polémique juridique récemment. Cette polémique voit se confronter les tenants du principe de l’usage exclusif de la langue française dans les actes de l’état-civil et les partisans d’une ouverture de ces actes aux orthographes usitées dans les langues régionales de France.

La polémique a démarré le 11 mai 2017 lorsque, suite à la naissance de leur petit garçon, un couple de Quimpérois s’est vu refuser la transcription par le service de l’état-civil de la commune du prénom breton Fañch, qui a été transposé en Fanch, au motif que le tilde n’était pas un signe diacritique utilisé dans la langue française. Suite à la polémique suscitée par ce refus, les services de l’état-civil acceptent la transcription du prénom dans sa graphie bretonne. Las, le Procureur de la République de Rennes, gardien du respect de la légalité par les officiers de l’état-civil, conteste cette décision en justice et ouvre le volet judiciaire de l’affaire.

Ce contentieux résonne grandement à certains parents catalans ou basques, puisque des refus similaires avaient été répertoriés pour des prénoms catalans ou basques présentant des signes diacritiques non utilisés en langue française. Au début des années 2000, l’affaire relative au prénom catalan Martí avait donné lieu à un contentieux fourni qui était arrivé jusqu’à la Cour européenne des droits de l’Homme.Llegeix més »